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Bienvenue dans mon blog d'OS, de Ts & autre mini fics 03/01/2008

Bienvenue dans mon blog d'OS, de Ts & autre mini fics
Hello et Wilkommen.
 
Je l'ai enveloppé dans ma douceur
Créant un feu dans son corps
Attisant son désir
Augmentant notre plaisir
Oubliées les peurs
Pour qu'il puisse voir
qu'il n'a pas besoin de lui
Il vit avec moi désormais

Bienvenue dans mon blog d'OS, de Ts & autre mini fics



 Liste des Os ( pas très à jour, à revoir..; en cours)


Dans ce blog vous trouverez de quoi lire, vous divertir, pleurer et réfléchir également
Ma spécialité: Le Billshido et les Mpreg

Genre : Yaoi, sexuel et non sexuel, angst, paranormal, humour, RSP, yuri
Personnages : Bushido,Les Th, les Cinema Bizarre et d'autres. UNe exclu:Le Billshido qui est le seul couple à me faire vraiment kiffer. Je ne suis pas fan de twincest , donc vous en trouverez  pas du tout. 
Déco & mise à jour: en cours pour rendre le tout plus simple et lisible
 
Dernière publication:
au 12/08/2011 : L'Arbre de vie. Minific en 4 parties. C'est une deathfic.
Le premier chapitre et l'explicatif du pourquoi sont en ligne.
Je remercie ma bêta qui est taggée dans cet article: Nirvana-angelTH83
 
16/08/2011: Animal Instinct -chapitre 8 sera édité en début de semaine prochaine







Les Encours d'écriture
Kommzuruck: chapitre 14 écrit mais hors ligne - Chapitre 15 & 16 en cours d'écriture
Par Amour: chapitre 1 écrit mais hors ligne. 2 & 3 en cours d'écriture
Les Nuits avec mon ennemi: fic-chapitre 1 & 2 écrits
Trop tard: Os Andrej /Bill/Bushido en cours d'écriture







Bibliothèque de TOUS mes écrits: en cours de mise à jour


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Les One Shot

Un monde d'ennuis
( Billshido, première fois)
* La vérité sort toujours de la bouche des enfants
(
* Bibi & Bubu :
( Il l'a vu
* La première fois
* Clair obscur- Du bist du ?
* Marée Fatale
* Amour sans passion.


Les TS
Une robe d'été -1ère partie
Une Robe d'été- 2ème partie

Fictions
Perdue – 9 chapitres -
Il était une fois – en 9 chapitres

Bill/Bushido/ Femme
OS
La madone des caniveaux et l'androgyne des poubelles

Mini fic
Un monde parfait- ( en cours d'écriture!)







Tom/ Bill

OS Non twincest

Hopital St Listing
Coupable
La rose sauvage
Silencieuse toutes ces années

Mini fic

Le rêve d'Icare.
                               Bill/Tom/ Femme

Os : Le Pouvoir des trois
                               Bill/Georg
Mini fic - Un certain regard en 9 épisodes
                                 Bill/ Strify
Mini-fic en 9 chapitres : Somebody to love
                      Bill/David Jost
OS: Pigalle By Night
OS: Pleure un peu pour moi
Mini Fic
Mes yeux dans ton regard(en 3 chapitres)
1 2 3
                             BILL

OS : Dans mes rêves avec lui
OS : Caméra
OS: Sick and Tired
OS: Pourvu qu'elles sont douces
OS: La fiancée dévastatrice
Os: A celui qui m'a dit que j'étais fantastique
Os : Tout
Os: Kiss of death
Os: La morte amoureuse
Os : Madame de ...
OS: Manque

TS

It must have been love 1 2

Mini fic

Par Amour (autre couple) ( en cours d'écriture, pas de date de publication à donner)
Après un voyage en Afrique pour récolter des fonds,Bill change radicalement de vie. Il se remet en questions quant à la futilité de certains aspects de son existence et quitte les Th. Par Amour.., mais Tom ne vit pas très bien cette décision.
Happiness is a Warm Gun ( 5 chapitres)





Bill & ses enfants

Os : Un autre jour au paradis.
Os : Dans ses yeux
Os : Leur fille
Os : Lettre à mon fils

TS
Lalala - En ligne prochainement
                      Bill/ Vile Valo
Os : l'ultime vertige
                    Bill/ Luminor
Os : Tentations
                         Tom

OS: Histoires de cul, histoire vécues
Os :Twinckle
OS: Peinture
OS : Un café s'il vous plait.
Os : L'enfant de la misère
                          Georg

Os: La petite fille a son papa
Os : J'aime regarder les filles
Os – Ca m'a fait du bien
OS : Quelques instants volés qui se sont envolés
TS
Le20 Juillet -1 & 2
               Gustav
Os
Genau du und ich
Photos souvenirs
TS
Né en 1917 -1 & 2
               Simone/ Jorg/Gordon

Os - Te souviens-tu ?
                       Simone & les twins

OS : Le sourire de Mona Lisa
Os : Pourquoi Bill & Tom ne purent plus regarder leur mère dans les yeux !
OS: des mouches dans la maison
                            CiNEMA BIZARRE
Os : Il pensait -YU

OS : I'll be there for Yu En ligne prochainement
OS: Demain- En ligne prochainement
Os : Histoire de cul, histoires vécues
                              STRIFY
OS : Ton ex
OS: Le cycle Lyonnais
Os : Rêveries
                                  KIRO
Os : Vergenesse Kinder.
Os : Une chanson qui te ressemblerait
                               Britney/Justin
OS : Léger comme une plume .
                             Michael Jackson
OS : Papa.
                    Kim Kardashian/Clueso
OS : Des miroirs dans la boue.
                          THE DONIES
Os Baise-moi
Os Surréaliste :






Tags : bill kaulitz - bushido - Billshido - in a darkened room - ROMANCE - Sexy - par amour - One - Shot - Mini-fiction - fiction - Sakura - Two-shot - accueil - nirvana-angelTH83

Les Nuits avec mon ennemi : chapitre 2 13/08/2011

Le calme. Le chant des oiseaux. Une douce pénombre orangée dans la chambre. Le soleil ne va pas tarder à se coucher. Mais avant, il nous fait la grâce d'illuminer de ses rayons la pièce aux couleurs chaudes, lui conférant un air encore plus accueillant. Douillet.
Bill ouvre péniblement les yeux, ne reconnait pas l'endroit où il est. Il s'inquiète. Panique un peu.
-          Hello. Il y a quelqu'un

Silence.
Alors d'un geste décidé il se lève et rougit d'effroi en constatant qu'il est nu. Draps, couvertures, il enlève tout et se vêt de cette protection de fortune.

-          Il y a quelqu'un ?

Bruit de pas. Une silhouette. Bill recule. Un souffle. Il tremble, puis cette voix qui lui si familière et étrangère à la fois.

-          Ah tu es réveillé ?!

Silence. Bill tremble. Il a peur. La peur que ressent la souris face au serpent.

-          N'aies pas peur. Je ne te ferai pas de mal.

La voix se veut douce, apaisante.

-          Hum – Raclement de gorge- c'est moi qui t'ai sauvé ce matin quand tu étais penché au dessus de la rivière.

Silence toujours.

-          Je.. je t'ai ramené à la maison. Tu t'étais évanoui et je t'ai mis au chaud. Pardonnes moi d'avoir ôté tes vêtements, mais ton bas de pantalon était trempé. Et il fallait mieux que tu évites d'attraper la mort alors !

Bill ne dit toujours rien. La respiration haletante, il observe, fasciné, l'homme qui se tient face à lui.
 
-          Écoutes, je.. j'ai vu que tu étais enceinte, alors, j'y connais pas grand-chose aux personnes enceintes, mais je sais qu'il faut bien se nourrir. Aussi- et il se tourne, attrape un plateau avant de le tendre d'un air triomphant- je t'ai préparé un plateau. Oh comme je ne connais pas tes goûts, j'y ai mis un peu de tout.

Bill sursaute. L'attention le touche et ses hormones prennent le dessus. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il se retrouve en larmes, nu au milieu d'une chambre inconnue, bientôt bercé, par un inconnu qui lui parle d'une voix tendre et douce. Étrangement il se sent bien. Il voudrait que le temps s'arrête. Il ne comprend pas les mots dits, mais le ton monocorde et tendre l'apaise. Larmes séchées.
 
Bill sourit à travers ses larmes, s'excuse, essuie ses yeux et blâme ses hormones. Timidement il remercie et s'assoit pour commencer à manger. Et pour manger, il mange. Il dévore même. Tout lui semble délicieux et succulent : le pain brioché, les mini viennoiseries, le jus de fruits frais pressé, les chips.  Il en soupire d'aise et remercie de nouveau.
Ses yeux tentent de capter le regard de l'homme, mais il réalise dans quelle direction les prunelles noires se posent. Instinctivement, il resserre le drap autour  sa taille. Cherchant à se fuir ou à se protéger, il ne sait plus trop bien.
 
-          NON!


Bill se raidit et ouvre de grands yeux apeurés. L'inconnu se calme
 
-          Non ! enfin je veux dire. C'est beau. Tu es beau.

Bill baisse la tête.
 
-          Non je ne le suis pas, je suis un monstre. Et j'attends, j'attends un monstre aussi.

Les larmes coulent de nouveau.

-          Que.. que veux-tu dire ? Enfin, si,.. si tu veux m'en parler bien sur. Je sais qu'on ne se connait pas, mais quelquefois, c'est plus facile de se confier à un inconnu et ..
-          J'ai été violé. – sa voix est calme, elle parait lointaine et détachée, froide. Comme si elle ne lui appartenait pas. Il raconte la nuit d'horreur d'un ton parfaitement anodin, comme s'il s'agissait d'une broutille. D'un rdv raté pour aller jouer au golf.
 
Le flot de paroles est intarissable telle une plaie qui se vide de sang. Les mots sont durs, crus, violents. Bill raconte son errance dans les rues après sa torture ; son incapacité à rentrer chez lui, de peur que ce cauchemar humain ne le suive pour revenir plus tard l'achever. Il raconte comment il priait à chaque coup de reins dévastateur, comment il pensait à la Barbade, endroit où il avait toujours rêvé d'aller, pour éviter de penser à se foutre en l'air après, il pensait qu'il devait rester en vie, coûte que coûte,pour pouvoir aller plus tard, un jour à la Barbade. Et comment, il a...

-          STOP !!

Bill tourne un regard morne et vide. Deux mains chaudes encadrent son visage.  Il ne réagit pas. Pas plus que lorsque des baisers papillons sont déposés sur son front, doucement, comme on vénère un objet fragile et précieux, son esprit engourdi se remet en état de fonctionnement. Il ne comprend pas les paroles, n'entend pas. Mais ce qu'il sent, en revanche, ce sont les perles d'eau salée qui tombent sur ses joues. Levant la tête, il réalise que ceux ne sont pas les siennes.
 
-          Je te protégerai, Bill. Je te le jure. Je te promets de passer chaque jour de ma vie à être là pour toi et le bébé,  à réparer le mal qu'il t'a été fait. J'en fais le serment sur ma vie.


Bill n'a rien dit, se laissant envelopper et délicatement porter jusqu'au lit. Souriant, la tête bien calée contre l'épaule musclée, il se  sent en sécurité pour la première fois depuis bien longtemps.
 
 
-          Dors. Dors Bill. Je veille sur ton sommeil.
 
***********************************************************************************
Pardon pour le retard je suis débordée

Tags : Billshido - les nuits avec mon ennemi - abus

Les Nuits avec mon ennemi : chapitre 1 13/08/2011


Mini fic: Billshido en ? parties
Genre: angst, mpreg, romance
Warning: viol
Résumé: Quand le destin se joue de nous et que le sort s'acharne: on ne peut découvrir que deux sentiments: l'amour ou la haine
 
 
Les premières semaines après avoir quitté l'hôpital, la seule chose que Bill pouvait se résigner à faire était de se trainer péniblement de son lit à la fenêtre en passant par le frigo.  Parfois il a pleurait, mais les ¾ du temps, son esprit ne se concentrait sur rien. Il se sentait vide.  Et ne voulait ressentir que du vide. Ce n'était pas dur de ne rien ressentir, cependant bien souvent une tourmente de questions agitait son esprit .Tout d'abord, comment  tout ceci lui était  arrivé ?  Comment le sort pouvait-il s'acharner de la sorte contre lui ? Non content d'avoir du subir la pire des humiliations et une agonie de chaque seconde, il portait en lui le fruit de cette nuit d'horreur, le résultat d'un amour non désiré, d'un acte jamais voulu.
 
Lui qui avait toujours été si fier de  sa silhouette longiligne, s'arrondissait à vue d'½il. Il prenait du poids. Et ses pensées prenaient du poids, aussi.  Comment faire ? C'était trop tard désormais pour avorter. Son agresseur l'avait laissé dans un sale état et il avait passé 6 mois dans le coma et cinq..enceinte. Sa pension médicale lui permettait à peine de couvrir ses dépenses et subvenir à ses besoins.  Quant à son salaire de serveuse dans le meilleur restaurant de la ville, et bien il servait surtout à aider sa famille à joindre les deux bouts  chaque fin de mois. Bien sur il savait que  sa famille se saignerait aux quatre veines pour l'aider, mais cela représentait un énorme sacrifice. Tom n'était que simple mécano dans le garage de la ville, leur père professeur des écoles et leur mère infirmière. Ils avaient des revenus modestes et les économies familiales avaient fondu comme neige au soleil depuis belle lurette. Disparu au fur et à mesure des traitements médicaux de Bill afin de stabiliser son hermaphrodisme. Il s'en était toujours voulu, mais ses parents l'avaient toujours rassuré.
Comment allait-il se débrouiller ? Il ne voulait rien devoir à personne, et en savoir aussi peu que possible sur la vie du bébé et la progression de sa grossesse. Non, cela rendrait la «  chose » trop vivante, trop humaine, trop proche de lui, trop LUI. Et il ne voulait pas, il ne pouvait pas assumer une telle charge.  L'abandon à la naissance, ou même l'adoption lui semblait la meilleure option.

Les jours passaient et Bill passait les siens à pleurer dans les bras de son frère, à être réconforté par sa mère. Il était au 36ème dessus, de plus en plus désespéré. Les nuits sans sommeil, l'envie irrépressible de pisser et celle pire encore de toucher ce ventre qui grossissait. Mais il ne s'y autorisait pas, malgré la tentation, malgré ce désir plus présent, désormais que bébé bougeait.
Et la lutte en  lui se poursuivait. D'un côté, ce besoin de reprendre sa vie normalement, là où il l'avait laissée 7 mois auparavant, avant l'agression. Mais d'un autre côté, il commençait à s'attacher à ce petit bout dans son ventre. Et ce combat le laissait faible, épuisé, suicidaire et en larmes.
 
C'est dans cet était d'esprit que le destin se joua de Bill, un matin qu'il se promenait près de la rivière. Les larmes dévalaient ses joues blêmes obstruant sa vue tout comme ses pensées. Il ne se rendit pas compte qu'il était monté sur le muret au dessus des flots tumultueux de la rivière. Il n'entendait que les remous de l'eau, l'appelant. Et ce chant de sirènes était si doux à ses oreilles. Comme un apaisement. Enfin il pourrait connaitre la paix. Enfin, plus aucune douleur physique ou morale n'existerait,  enfin, il pourrait oublier ses7 mois d'horreur. Il ne réalisa qu'il tombait que lorsque deux mains brunes et vigoureuses le rattrapèrent de justesse. Empêchant l'inévitable.
-          Je te tiens. Je te tiens. Je suis là maintenant. Plus rien de mal ne t'arrivera. Je te le promets.
Sur un dernier gémissement, Bill s'évanouit

Tags : Billshido - viol - les nuits avec mon ennemi - nirvana-angelTH83

Explicatif Les Nuits avec mon ennemi 03/12/2008

Alors avec cette fic de je ne sais combien de chapitres, j'avais envie d'explorer un côté super, super, super sombre .
C'est à dire pas un Bushido salaud à 2000% mais pas du jojo non plus
le but était de montrer un aspect de la psychologie humaine
Ça va être intense, niveau sentiments, émotions et intrigues alors j'espère que vous aimerez

Tags : qui sauvera ton ame - Billshido - dark - angst - MPREG

Explicatif l'Arbre de vie: 16/01/2011

Avec cette mini fic: 3 épisodes 4 tout au plus
Je voulais explorer un autre aspect de la relation humaine et surtout entre les twins
Les évènements de le vie, les circonstances peuvent faire que l'on s'éloigne
Non pas que l'on ne s'aime plus, mais juste nos idées, pensées, chemins de vie se distendent et parfois se sépare

Tags : nirvana-angelTH83 - deathfic - Billshido

L'arbre de vie partIe 1 14/02/2010


Mini-fic : en 4 parties
Genre : Deathfic récit en chassé croisé
Personnages : les twins, Bushido, Simone & Gordon Trumper etc...
Résumé : l'après Tokio Hotel et les diverses directions que les membres vont prendre

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- Tom! Dépêches toi, on va être en retard

Je ne prête pas attention à la voix de mon frère. Il est stressé et je le ressens au travers de la cloison fine séparant la chambre de la salle de bains. En dépit de l'eau chaude qui coule. Elle réchauffe mon corps, détend mes muscles et je me sens revivre. Fatigue et saleté disparaissant dans le tourbillon du siphon

- Tom, allez !!!

Mon frère est en colère maintenant. Il crie et cogne contre la porte. Nous allons être en retard, je le sais et pourtant, je n'ai aucune envie de me dépêcher. J'ai l'impression que ma vie entière n'est qu'une suite incessante de moments stressants.
Je reste sous la douche encore une bonne demie heure, sans rien faire, hormis rester immobile sous le jet. Je n'ai pas l'énergie de laver mes dreads, mais je savonne consciencieusement chaque centimètre de mon corps avant de me rincer . Je sors de la douche et m'essuie avec une des serviettes douces et moelleuses de l'hôtel. J'en noue une autour de ma taille avant d'ouvrir la porte de la salle de bains. J'entends des pas et en un battement de cils, mon frère apparait dans mon champ de vision pour me harceler. Me répétant d'un ton sec que je suis en retard et que tout le programme va être chamboulé à cause de ma lenteur, et que j'ai tout d'un attardé mental. Attardé mental ? Ce n'est pas très gentil ça !
Seigneur, j'ai horreur de voir Bill en colère. Lorsqu'il est énervé, il dit souvent des choses blessantes

- Mets tes vêtements !

Il me les balance au visage et je ne bouge pas d'iota, ne feignant même pas l'esquisse d'un mouvement pour les attraper. Ils tombent sur le sol. Je me tais. Bill se tait et me regarde. Mon silence le réduit au silence, mais je sais qu'il bout intérieurement

- Mets tes putains de vêtements rapidement, ou alors as-tu aussi besoin qu'on t'habille comme un bébé de 3 mois ?


Je n'ai rien à ajouter, alors lentement, je me penche et ramasse les vêtements. Ils me semblent grotesques tout à coup, bien que parfaitement accordés au niveau coloris. Signé Bill of course
.
- Tu peux dire aux autres que je serai prêt dans un quart d'heure.
Sur ce, je tourne les talons et me dirige vers la sale de bains que je ferme à clé.“Bien sur, il me faut plus de 15 minutes pour graisser mes dreads, brosser mes dents, et m'habiller. Je suis lent. Je le sais. Mais j'ai la tête pleine et toutes ces pensées me ralentissent.

- Bon sang les garçons, où étiez-vous ?

Nathalie, la maquilleuse, parle avec ce ton condescendant que je ne supporte pas. Elle ôte ses lunettes de soleil de marque ,ultra chères, qui font ultra pouf, et sourit de son sourire carnassier.

Je la déteste. Et j'ai mes raisons.

- Tom a pris une douche interminable.

Mon frère répond et je sais qu'il est contrarié. Il me déteste en ce moment, et je déteste cela. Je n'aime pas le voir en colère ou ressentir des émotions négatives. Pourquoi suis-je si lent ?
Nous avons raté le dernier vol pour Hambourg, et c'est entièrement de ma faute. Georg soupire, Gustav soupire, même nos gardes du corps soupirent. David, lui, est juste furieux contre moi, peut-être même déçu. Nous allons rater des interviews importantes, enfin, rater, pas totalement, parce que David est pendu au téléphone pour les annuler les unes après les autres. Il ne reste plus que le soundcheck pour aujourd'hui et bien sur le concert du soir.

Pour la première fois, le besoin de ne pas jouer s'immisce ne moi, mais je me résigne. Je sais que je dois le faire, je n'ai pas le choix.

Je peux les entendre scander mon nom;
Je peux les entendre crier mon nom.
Je peux les entendre pleurer mon nom.
Je peux les entendre hurler ”Tom, on t'aime” mais moi j'ai envie de demander “ vous en êtes vraiment sures ?
Comment peut-on aimer une image, une certaine idée de la personne sans jamais la connaitre ou la rencontrer ? C'est mon look, la belle image médiatique, celle que renvoie Tom Kaulitz la rock star, mais elles ne savent pas qui je suis au fond de moi : ma personnalité, mes sentiments. Personne ne le sait je crois, pas même mon frère. Je ne sais plus comment nous en sommes arrivés à parler de sentiments la dernière fois, pour moi, cela semblait être comme une éternité depuis la fois ou nous nous étions confiés l'un à l'autre. Je veux parler, mais j'ai tellement de mal à exprimer mes sentiments, à parler tout simplement. Vous ne l'auriez jamais pensé n'est-ce pas ?

Parfois, je me représente les fans, comme une femme, une géante : une épouse à laquelle je serais marié ; Et cette femme aime à me regarder, mais je ne la laisse jamais me toucher et ses pensées me hantent. Je la vois partout, dans chaque fan ou groupie que je vois, elle me regarde tout le temps : surveillant que je ne noue pas de liens trop étroits avec une autre. Elle me tient en cage, prisonnier, ou du moins c'est ce que je ressens.

Parfois, j'ai l'impression d'être un trophée ou un truc dans le genre, une personne que le gens peuvent regarder mais ne jamais toucher, qui n'a pas de vie privée. Et je hais cela. Je ne veux pas être mariée à toutes ces fans, mais je pense qu'en un sens je le suis. J'ai choisi cette vie d'artiste et les gens supposes m'aimer.

Elles aiment mon look et l'image que j'ai crée

J'ai monté de toutes pièces Tom Kaulitz l'artiste, celui dont tout le monde pense qu'il est un play boy. Une personne qui ne recherche pas le véritable amour. Mais en vérité, c'est faux : je cherche le grand amour, une personne qui prendrait soin de moi et de mes sentiments Je n'en peux plus d'être seul. J'ai besoin de quelqu'un dans ma vie. Pourtant, j'ai trouvé l'amour, mais il n'est pas réciproque. Maintenant je le sais.

- Hey Tom. Ca te dit de venir au bar avec Gustav & moi ce soir ? Bill reste dans sa chambre. Il est trop crevé .

La voix masculine de Georg me tire de mes pensées. J'ai à peine entendu la question et il me faut quelques secondes pour m'en souvenir. Le bar signifie beaucoup de filles et beaucoup de filles signifie plein de sexe Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai plus envie de tout cela en ce moment, plus envie de ces filles, de ce genre de filles. Peut-être est-ce parce que j'en ai entendu plus d'une centaine hurler mon nom à m'en faire saigner les tympans. Elles sont déchaînées les soirs de concert.

- Heu, je ne sais pas. Mes oreilles bourdonnent à m'en briser le crâne et je ne suis pas sur de pouvoir supporter d'entendre encore de la musique ce soir.
Je réponds avec un petit sourire en coin.

- Oh arrête de jouer les rabat-joies. Je sais que tu en as envie.
- Georg ... je ne sais pas !

Je tente par tous les moyens de m'extirper de cette conversation . Je n'ai vraiment pas envie d'y aller.

- Allez ! Toommm !!

Résigné je soupire. Je sais que je n'ai plus le choix. Je dois être un bon ami. Il faut que je me sacrifie.


Il est environ 11 heures du soir et nous sommes dans l'une des boîtes les plus hypes de Hambourg. Mes oreilles bourdonnent et la musique assourdissante n'arrange rien, Mais je me tais. J'espère juste que le doliprane que j'ai pris avant de venir va faire effet rapidement. Honnêtement, je n'ai pas envie d'être là, je n'ai pas envie de tout cela. J'ai envie d'être dans une chambre d'hôtel, avec Bill.
Cette nuit j'ai trop bu. Bien plus que je ne peux en supporter. Je me souviens avoir bu trois verres de vin, un cocktail et huit shots de vodka, et avoir rendu quatre visites à la dame pipi des toilettes de la boîte. En définitive, cela a été une soirée assez cool. La douleur dans mes oreilles s'est endormie et j'ai eu les numéros de téléphone de plein de filles, je les ai remerciées en souriant, tout en sachant pertinemment que jamais je ne les rappellerai. Une fois disparues, tel mon sourire, elles ont gagné un aller simple vers la poubelle.
Je parviens à peine à marcher et lorsque Georg donne le signal du départ, j'ai l'impression d'être Michael Jackson, moonwalkant. Même si je sais parfaitement que je n'ai pas sa grâce, ni sa classe. J'ai juste cette impression que l'on m'a enveloppé dans du coton, doux et chaud. Je me sens bien. Je ris tout seul, comme une collégienne en extase, et rester stable se révèle être une entreprise plus que périlleuse. Mes jambes sont aussi flageolantes que celles d'un jeune faon et secrètement, je prie pour que Gustav ou Georg vienne à mon secours. Car ceux sont mes amis et c'est ce que font les amis, ils viennent à ton secours lorsque tu en as besoin. N'est-ce pas ?


Ce soir, je sais juste que je ne finirai pas dans n'importe quel lit, et que je n'emmènerai pas n'importe qui dans le mien






Tags : Tom Kaulitz - Billshido - L'Arbre de vie - Mini-fiction

L'arbre de vie partIe 2 22/02/2010


Mini-fic : en 3 parties
Genre : Deathfic récit en chassé croisé
Personnages : les twins, Bushido, Simone & Gordon Trumper etc...
Résumé : l'après Tokio Hotel et les diverses directions que les membres vont prendre

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Alors que j'ouvre mes yeux d'ambre, je sens une paire de mains écarter mes jambes. Ma vision est encore embrouillée de sommeil, et je distingue à peine l'homme accroupi entre mes cuisses. Ce n'est que lorsque les doigts de l'homme me pénètre que je me réveille totalement. Je crie et me mets en position assise avant d'être brusquement repoussé sur l'oreiller, de nouveau allongé sur le dos
C'est difficile, ca irrite, mais une fois plus détendu, cela va mieux et très vite le plaisir vient infiltrer chaque cellule de mon corps. Les mains brunes caressent doucement l'intérieur de mes cuisses, Il adore me réveiller de la sorte.
Les lèvres chaudes embrassent mon tatouage en forme d'étoile. Mes mains cherchent les bras puissants dans lesquels j'aime demeurer, cajolé et aimé.

- Anis .... – je souris malgré moi- mon grand méchant rappeur. Je croyais que tu ne rentrerais que demain
- Nous sommes rentrés plus tôt. J'ai prétendu que je ne me sentais pas bien du tout
- Menteur, menteur.... Tu iras en enfer.



Je rigole tout seul, appréciant la vue qu'il m'offre sur son corps tandis qu'il se déshabille à la hâte, envoyant ses vêtements valser à travers la chambre

- Tu peux toujours passer une autre nuit en solitaire si tu veux .

D'un geste nonchalant, il attrape son téléphone du fond de son baggy avant de se glisser sous les couvertures. Je ronronne, mon radiateur personnel est de retour.

- Embrasses moi


Ses bras puissant s'enroulent autour de mon corps frêle. Je suis nu. J'imagine aisément à quel point il a du s'amuser avant que je ne me réveille. Mais cela ne me dérange pas. Je lui appartiens, tout comme il m'appartient. Il sait que j'ai un sommeil de plomb. Il faut carrément me pousser hors du lit vers le sol pour que je me réveille.

- Tu sais que je te veux là, ici, avec moi.

La nuit est calme. Le lit près du mien est vide et je sais que Tom ne rentrera pas à la maison ce soir. Comme toujours lorsqu'il finit dans un bar, il atterrit souvent entre les draps d'une nana sans nom, ni visage, mais dont la peau douce lui tient chaud jusqu'aux premières lueurs du jour. Il est absent, pas de raison d'être dérangé et c'est une nuit de baisers passionnés pour Anis et moi. C'est notre moment, nos vies, notre relation

Demain, cela fera quatre ans que nous nous voyons, quatre années que nous sommes ensemble.

Quatre années que nous nous ignorons royalement en public, lorsque l'½il sans pitié des médias nous épie sans relâche. Mais lorsque vient l'heure de reposer son corps, que les appareils photos de sont éteints, vides de leurs batteries, alors nous nous retrouvons.

Pour nous embrasser, nous câliner, faire l'amour

Comme n'importe quel autre couple. Mais dans le secret. Le secret le plus absolu


Un frisson délicieux me parcourt alors qu'il souffle doucement dans mon cou faisant se hérisser les petits cheveux qui s'y trouvent. Puis sa langue vient toucher le point sensible juste sous mon oreille. Et de nouveau , je tremble.

- Bill.... Veux-tu m'épouser ?

La question vient comme un cheveu sur la langue et brise le silence. Parfois je me dis que je devrais apprendre à mieux séparer la personne publique, de la personne privée.

- Mais que diront les fans ? Ou les médias ?

Mon corps se raidit et mille pensées envahissent mon esprit . Suis –je trop jeune ? Suis-je assez mature? Responsable ? Prêt ? Ais-je vraiment expérimenté tout ce que je voulais expérimenter ? Est-ce que je l'aime réellement ? Est-ce lui LE grand amour ? MON grand amour ?

Bien sur, mais quel imbécile je fais de même me poser la question ?
J'aime Anis Youssef Mohamed Ferchichi.
Comme un fou, avec chaque fibre de mon être.

- Oublies les; Tu ne trouves qu'il est temps pour nous de nous montrer au grand jour ?

Doucement il me caresse tandis qu'il murmure tendrement à mon oreille. Il m'envoie une nouvelle décharge de frissons. Est-ce vraiment le bon timing ? Suis-je prêt à avouer mon homosexualité au monde entier, et à la vivre au vu et su de tous. Les fans vont pleurer des rivières de larmes transformant le monde en une nouvelle Venise- Ouais pas cool ! Mais je pense qu'il y en aurait bien quelques uns à défaut d'être heureux pour nous, s'en foutrait totalement. Et puis je ne peux pas vivre caché plus longtemps, être dans le mensonge. Servir leurs illusions et être un menteur.

- Oui. Peut-être ....

Je me sens si insécurisé tout à coup. Anis le remarque et me rapproche encore plus près de lui.

- Tu as besoin de plus de temps pour réfléchir ? Ou alors veux-tu un demande bien plus romantique et faite dans les règles de l'art avec champagne, bague etc... ?

Le ton moqueur de sa voix m'arrache un sourire, malgré moi

- Mon c½ur, je n'ai pas besoin d'un diner romantique. Mais la bague ça serait cool

Je fais mes yeux de chat charmeur battant des cils et la voix la plus suave et niaise possible. Je perçois son sourire.

- Mais je veux une bague et la période de fiançailles qui va avec.Des fiançailles avec mon grand méchant rappeur .
- Ok, on va te trouver la plus belle bague possible et....


Le bruit de la porte d'entrée qui s'ouvre d'un coup sec, nous coupe dans notre élan.
Bordel de merde

Automatiquement, je remonte les couvertures sur mon corps et je m'assois dans le lit. Le corps instable hésite, tangue. Anis a les yeux de la taille d'une soucoupe géante. Malgré le peu de lumière dans la chambre, il est facile de reconnaitre à qui appartienne ses vêtements trop fois trop grands, ses tresses africaines noire de jais . Tous ces détails crient un seul et même nom: TOM

- Merde Tom ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Il a l'air encore plus surpris que moi et lorsqu'il trébuche sur le baggy d'Anis sur le sol. Il demeure sur place, pétrifié, interdit avant de se tenir le ventre à pleines mains. Des gémissements de douleur s'échappent de ses lèvres et je ne sais plus si je dois me lever pour aller le réconforter ou pas. Après tout, je suis toujours nu et mes sous vêtements sont .. Dieu seul sait où.

- Je ... Je .. Crois ... que je vis ici

Il est complètement déchiré et a , pour le moment, besoin d'aide. Je donne un vigoureux coup de coude à Anis qui lève les yeux au ciel. Il semble ne pas être super enchanté et l'est encore moins, quelques secondes plus tard, lorsque de longs jets de vomi atterrissent sur ses pieds.
OK! Là c'est code rouge. Je me lève d'un bon et attrape la première chose qui me tombe sous la main. En l'occurrence la chemise d'Anis, qui cela dit entre nous, m'arrive quasi mi cuisses!!!
Tom murmure des tas de choses incompréhensibles que je ne parviens pas à déchiffrer à cause des grognements furieux d'Anis. Il est furieux, mais pire encore dégoûté. La porte de la salle de bains claque et quelques seconds plus tard le bruit du jet de la douche résonne.Tout ce que je peux faire est prier très fort que Tom ne se vide pas de nouveau les boyaux et sur moi cette fois ci.


- Toi .. Tu .. avec .. Bu.. SHIDO

Même bourré, Tom a réussi à imprimer dans ses méninges qu'il se passait quelque chose entre nous.

- Oui Tom, Anis & moi on est ensemble.
- Ohh!!
- silence- Mais c'est qui Anis ?
- Bushido.”


Cette nuit là, après avoir fait venir en express le service d'étage pour nettoyer les petites tâches de vomi, à grand renfort de produits puissant et odorants et avec force bougies parfumées, nous avons fait dormir Tom dans la salle bains ; Trop peur de se recevoir encore plus de vomi. Avec la porte entrouverte. Mais lorsque nous l'avons entendu commencer à chanter des chansons paillardes totalement dépassées, Anis a refermé la porte, agacé. Nous ne l'avons plus entendu jusqu'au petit matin. La sonnerie du portable d'Anis nous a sorti d'un sommeil profond et nous avons décidé de remettre Tom dans son lit afin de pouvoir nous laver ;

- Anis ? Tu viens ou pas ?

Je passe la tête par l'ouverture et aperçoit mon amoureux penché au dessus du visage de mon jumeau

- J'arrive.

Sprint rapide et il me rejoint sous la douche, son magnifique sourire révélant ses dents perlées. C'est dans ses moments là que je me rappelle avec acuité pour quelle raison je l'aime : pour ce sourire, pour cette lumière qu'il a au fond des yeux lorsqu'il me regarde, pour cette beauté et ses défauts qui m'émeuvent

- Qu'est-ce que tu lui as donné ?
- De l'aspirine.
- Oh !! T'es un amour; Combien lui en as-tu donné ? Il s'endort toujours s'il en prend plus de deux.
- Non ? C'est vrai
– son sourire ne me dit rien de bon qui vaille- disons que 5
- Anis !!! J'aurai de la chance si j'arrive à le réveiller à 6 heures cet après-midi !!!
- Relax bébé. C'est ton jour de repos n'est-ce pas ?


Ma colère s'envole en un tour de main lorsque sa main enlace la mienne. Malgré ma tendance à materner Tom, qui me fait souvent être en colère contre tous et tous, je fond. Je ne peux pas rester en colère bien longtemps contre mon amour.Je hoche la tête et soupire lorsque ses lèvres effleurent les miennes.


- Bébé, relax . Vous avez bien un jour off aujourd'hui, n'est-ce pas ?

Et le son de sa voix me fait ronronner, mais moins que ses doigts qui effleurent mes côtes, explorant chaque centimètre carré de ma peau nue. Elle se couvre de chair de poule.

- Viens, allons prendre notre douche

Sous la douche, mes mains retracent les courbes de son corps et son regard retrace celles de mon c½ur. Cela m'émeut toujours me rend heureux de savoir que ce grand méchant rappeur veut être avec moi et n'est qu'à moi. Il me colle contre le mur froid et m'observe. C'est ce qu'il préfère : me prendre face au miroir. Il dit que les expressions de mon visage déformé par le plaisir le rendent fou. ET que c'est dans ces moment là que je suis le plus beau : échevelé, suant, les joues rouges, hurlant mon envie de lui.


Mon Coeur bat la chamade et je sens chacun de ses coups de rein . Il me prend avec force, me blessant légèrement au passage mais je n'en ai cure. Durant de longues minutes seul résonnent le bruit de nos corps, de nos peaux mouillées qui s'entrechoquent et mes gémissements jusqu'au cri final.
Il me retourne et me prend dans ses bras, ma tête repose sur son Coeur et attentivement, j'en écoute décroitre les battements. Petit tambour. Chaque fois que je l'entends, je me dis que c'est ça que je veux entendre chaque jour de ma vie, que je souhaite passer  ma vie à ses côtés, mourir auprès de lui. Les jours où nous sommes séparés sont trop dingues, vides, longs, ternes.

Je lui dis:” je t'aime
Et il me répond « moi aussi »

**********************************************************************************************
- Oui, tu es la première personne à laquelle nous l'annonçons
- Bill & moi sommes fiancés
- Tomi, nous allons nous marier



Tom nous observe à travers- de travers- je ne sais. Je ne suis même pas sur qu'il ait désoulé. Le rideau qui voile son regard est infranchissable, même pour moi.
Il gémit juste, prend sa tête entre ses mains et ferme les yeux.
Douloureusement
 
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Le 15/10/2011: merci de votre soutien et de vos coms pour que je continue à écrire. Un grand merci à mes 2 bêtas qui sont formidables..xxx

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L'Arbre de Vie: partie 3 12/08/2011


 
POV TOM
J'entends encore les rires qui résonnent, les verres qui s'entrechoquent
Tout le monde est à la fête et je suis éc½uré.
Son sourire illumine la pièce, il semble heureux et ne cesse de s'extasier sur sa nouvelle
bague.
Il rit encore et mon c½ur se brise.
Lentement, aussi doucement que je suis arrivé je repars
Il n'y a plus d'espoir
 
Je monte dans ma chambre ; Internet. Connexions ; Pianotage ; Je regarde, me
renseigne rapidement et puis ma décision est prise ; Elle s'impose à moi.
 
Le lendemain matin arrive bien vite et je finis de d'empaqueter ma dernière valise.
Descend l'escalier, trouve ma mère assisse à la table du petit déjeuner, son café à la main.
Vaseuse !Cependant, son regard se rallume bien vite lorsqu'elle me voit entouré de sacs de voyages.
-      To .... Tom ??
-      Je pars en voyage.
 
Ma mère a répondu :
- où ?
-      Je ne sais pas.
-      Quand pars-tu alors ?
-      Aujourd'hui
-      Mais enfin !! ... Mais où ?
-      Je t'ai dit que je ne savais pas.

Elle fronce les sourcils et passe une main lasse dans ses cheveux
 
-      Tooom! Qu'est-ce qu'il se passe ? Quand reviendras-tu à la maison ?
-      Je ne sais pas.

Quand j'ai quitté l'Allemagne, je n'avais  aucune idée ce que je ferais dans ce pays choisi au hasard sur carte mondiale. Les villes se ressemblaient toutes. La langue, un anglais teinté d'un fort accent, je le comprenais à peu près. En tous cas, assez pour me débrouiller ; Et c'est ainsi que je suis parti pour aller passer ma première nuit dans un pays nouveau, inconnu – le Botswana
 
Pour la première fois jamais, j'avais réussi à m'orienter dans un des plus grands aéroports de l'Allemagne.
J'avais les nerfs avec ma peur panique de l'avion ; Surtout que pour la première fois,  j'allais faire ce vol sans quelqu'un j'aime à côté de moi pour me  réconforter.
Bill.
 
Oh, ce nom est si doux quand vous dites qu'il et les oreilles semblent juste engloutir le nom, marquer dans votre cerveau. Mon frère ; mon frère prudent qui s'occupait toujours
de moi.  Mais plus maintenant, ces jours sont finis, parce que Bushido est entré dans nos vies, ou du moins, dans celle de Bill. Je ne peux pas juste vraiment comprendre comment ils ont pu garder le secret pendant cinq années. Bill, Bill ne m'a jamais rien dit. C'est la preuve
criante que nous ne sommes pas aussi proches que cela en fin de compte Parfois
nous pouvons ressembler à deux étrangers l'un à l'autre.

Pendant les années de tournée et de travail, nous nous sommes perdus. Les gens sont venus entre nous et les médias aussi. Quand j'y pense j'aurai voulu que tant de choses ...changent. Avoir une machine à remonter le temps et lui faire comprendre que notre lien de jumeau était en train de disparaitre. Mais nous avons continué à laisser des gens inconnus s'immiscer dans nos vies ; des gens qui nous ont trahi et dans le fond tout s'est retourné contre nous. Quand nous étions plus jeunes, personne ne pouvait nous séparer- maintenant seulement un mot de travers et tout part en vrille. Notre lien est fragile. Fin du de la soie Les gens ne devraient pas aller fourrer leurs nez dans les vies des autres ; C'est privé, personnel. C'est privé, ou au moins, cela l'était. Au fil des années, des choses personnelles ont été révélées sur Internet malheureusement. Aujourd'hui, il y a peu de choses que les fans ne savent pas de nous. Et ça me
tue ; Cet amour m'a tué, vidé de moi
 
De la gloire et de l'amour. Je ne pense pas honnêtement que j'ai besoin de tout cet amour, pas quand je ne peux pas aimer quelqu'un d'autre. Ces fans m'ont privé à jamais de
la possibilité d'aimer. En partant, j'espère me retrouver un peu.
 
Cela aurait du durer une semaine, mais une semaine s'est transformée  de mois en mois  une année longue s'est écoulée. Avant que je ne le réalise mon 20ème anniversaire était passé, inaperçu et j'avais une lettre dans la boîte aux lettres d'un émetteur
familier.
 
Bill Kaulitz.
 
Le  devant de l'enveloppe est rempli d'empreintes digitales sales de plusieurs personnes ;
probablement des employés des postes. Plus d'une douzaine de cachets avec des modèles différents ont occupé le coin supérieur juste. Une bien longue route de l'Allemagne au Botswana.
 
Je l'ouvre,
lentement et soigneusement voir la belle écriture ; de grandes lettres à
la dure, noires. Telle que je me la rappelle.
 
Cher Tom,
Cela fait si longtemps que je n'ai eu de tes nouvelles ; Ca en devient ridicule ; Es-tu encore en vie ? Tu ne m'envoies pas de cartes, tu n'appelles pas. J'ai essayé de te joindre un
nombre incalculable de fois mais ton numéro a changé. Ce n'est que lorsque nous sommes partis rendre visite à maman que j'ai vu une de tes cartes postales et finalement
obtenu votre adresse. Le Botswana,Tom ? Que fais-tu là bas ?, Tu passes tes nuits sur la plage avec une bière froide dans la main ? Ou alors tu te paies des putes bon marché porteuses du VIH ? Je ne peux pas dire que je ne suis pas en colère. Une année entière a passé et tu restes en contact avec maman, mais pas avec moi ? Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Est-ce que je ne compte plus ? Je pensais que nous étions des frères, des âmes s½urs. Tout ce je peux espérer est que cette lettre passera la barrière de ta caboche de tête de mule et tu comprendras que je veux te revoir. Mon frère me manque. Réponds à cette
lettre, s'il te plait. J'ai noté ma nouvelle adresse. Je vis avec Anis depuis
quelque temps maintenant, c'est super et nous voulons que tu viennes  à notre mariage. Je t'en prie ! Tu DOIS être là, c'est le 20 septembre à Magdeburg. Si l'argent est un problème, dis le moi.

Je t'aime Bill.
 
 
 
 
 Assis sur la plage une bière froide à la main ? A me taper des putes bon marché porteuses du VIH ?
Vas te faire foutre Bill!!!. La lettre est déchirée ; détruite. C'est ainsi que mon frère  me voit ? Boire et passer la nuit avec putes ? S'il savait comment mon année au Botswana a été, il regretterait amèrement ses propos. Cela n'a pas été une année heureuse.  Ma première semaine seul dans ce nouveau pays a été facile ; mais solitaire bien sûr, comment aurait-il pu en être autrement ? Une note jaune écrite en anglais avait suscité mon intérêt un jour après que je passais devant le tableau des demandes publiques. Il s'agissait de volontariat et d'abord j'ai pensé « ; Eh bien, ok, pourquoi pas, pendant une semaine ou deux ça ne peut pas me faire de mal ?"
Sans savoir, mon plan original allait tomber à l'eau; l'orphelinat pour enfants sidéens allait devenir ma raison de vivre

D'abord, je n'ai pas vraiment compris  pourquoi ils n'ont jamais été adoptés par des familles
affectueuses; puis la vérité  m'a frappé comme la foudre d'un ciel clair.
 
Ces enfants sont en sursis, des morts vivants, même s'ils obtiennent leurs  médications quotidiennes. Leurs systèmes immunitaires étant trop faibles, ils succombent aux malades opportunes comme le  TBC, la Pneumonie, ou d'autres maladies qui sont rapidement devenues
mortelles pour eux. Beaucoup d'entre eux étaient déjà dans les dernières phases
du syndrome SIDA. Je ne souviens plus du nombre de  fois où je me suis rendu à
l'hôpital du gouvernement avec des enfants de l'orphelinat. Je me rappelle tout particulièrement la première  que j'ai accompagnée.

. Elle était jeune et jolie; remplie de la vie mais la maladie mortelle prenait possession totale de son organisme de jolie môme de huit ans. Assis, près d'elle sur son  grand lit d'hôpital, écoutant le fonctionnement des signaux sonores constants du moniteur, elle a soudainement demandé de la glace .
Où pouvais-je bien trouver de la glace ? Mais sans hésitation, j'ai quitté l'hôpital et son chevet pour arpenter les rues et trouver ce qu'elle avait  demandé. La rue principale marchande était à  dix minutes à pied  et après un petit bout de  temps de marche  j'ai trouvé un vendeur dans un petit magasin et je lui ai acheté un grand paquet de glace à
 la saveur vanille. Quand je suis revenu, j'ai dû la réveiller puisque elle dormait beaucoup à cause des médocs . Elle était dans la dernière phase avec une pneumonie sévère, mais tout
de même, en dépit de son triste sort et de son avenir incertain, elle souriait toujours. Elle avait accepté son destin.

Je pense que je n'ai jamais vu de sourire d'enfant comme ça quand je l'ai laissée manger autant qu'elle a voulu. Elle a parlé avec moi, tristement, je ne suis jamais parvenu à comprendre ce qu'elle disait puisque je n'avais pas appris son dialecte, mais je suppose qu'elle a dit merci. Si elle n'a pas dit que, son sourire l'a dit de toute façon. C'était beau.
 
Tristement cette petite fille mignonne est morte juste une heure après que je lui ai amenée la glace et cela  m'a fait comprendre que les enfants ne demandaient pas beaucoup. Le but de
l'orphelinat était simple : donner aux enfants un dernier moment heureux de la vie avant qu'ils ne quittent cette terre. Nous ne voulions pas  qu'un enfant meure seul et isolé avec le sentiment de ne pas être aimé, de ne pas avoir été désiré ou choyé.  Nombre d'entre eux, en dépit de l'épée de Damoclès au dessus de leurs têtes , nous donnaient une leçon de vie et de courage incroyable. En dépit de la maladie, ils  gardaient toujours une étincelle de vie illuminant leurs yeux.
 
J'ai repensé et revu ma vie. D'abord, mon désir le plus grand était de devenir une des rock stars les plus grandes dans le monde et maintenant que je l'étais, cela semblait si ridicule, si vaniteux et éphémère. Maintenant, mon désir était d'obtenir des parents à tous ces enfants, parce que tout qu'ils ont jamais voulu que leurs parents aient honte d'eux  et les rejettent à
cause de cette maladie.
Ici, le VIH est quelque chose qui met votre vie sens dessus dessous vite si quelqu'un d'autre sait que vous êtes atteint. Vous n'obtenez pas de travail; vous n'arrivez pas pour rester dans votre famille; l'ami vous rejette et ensuite vous n'avez  nulle part aller.
 
Je ne compte plus le nombre d'histoires  que nous avons entendu parlant de ces  mères qui
ont abandonné leurs enfants à l'orphelinat  avant que l'on apprenne moins de deux mois après  qu'elle s'était suicidée.  Combien de fois nous avons entendu des parents dire à leurs fils et filles: "je veux que vous m'écoutiez; si l'un d'entre a le VIH, je veux que vous preniez la boite avec les pilules bleues et que vous les avaliez.  Ça vous guérira "

 L'ironie dans ceci, est que la  pilule en question ne guérit pas, non, c'est juste un puissant somnifère. Ici les villageois la nomment : " pilule de sommeil" !  Des somnifères, prenez en plusieurs et vous dormirez  pour toujours. D'abord je n'ai pas compris comment des parents pouvaient dire de telles choses à leurs propres enfants, mais en m'habituant à ce pays, j'ai fini par  comprendre.
 
Ceci n'était pas l'Allemagne, ou l'Europe.
 
Ceci était le Botswana
 
Et la réalité.

Je suis là, assis sur la petite table de ma petite chambre. Au bout de 3 mois Alma Tea, la directrice, m'a donnée celle ci. Les lettres de mon frère sont éparpillées partout. Les nôtres. Je vais lui répondre. Je dois lui répondre malgré la fatigue. Le travail ici est prenant et je ne dors que 4h par nuit.
 
Alors, pensez bien que je remercie Dieu chaque jour pour le café
 
Les enfants aiment me taquiner et dire que j'en bois trop; qu'ils vont planter un arbre pour faire du café et que plus tard ils créeront une immense usine à café. Ca me fait plaisir et me rend heureux de les entendre avoir des projets pour le futur. Qu'importe qu'ils demeurent à l'état de rêve tant qu'ils leur donnent la force

Mon frère ! J'ai vraiment essayé d'envoyer deux ou trois lettres avec des papiers remplis d'explications, mais je ne les ai  jamais envoyées. Au lieu de cela  elles sont là sous le matelas dans l'obscurité.
 
Je prends un morceau de papier et un stylo et j'écris.
 
Cher Bill,
 
Je viendrai à votre mariage. L'argent n'est pas un problème et je suis désolé de ne pas t'avoir écrit plus tôt. Agréable d'entendre vous êtes finalement allé voir maman. Il était  que l'un d'entre nous le fasse.
 
Je t'aime Tom

Voici ce que j'ai réussi à écrire de ma main chancelante. La caféine quitte mon organisme. Je pousse un soupir profond. Le  ferai-je ? Irais-je au mariage de Bill ? Est-ce que je veux voir cela? Mon trop adorable et tendre frère consacrant sa vie précieuse cet homme ?
 
Merde quoi !! On parle de Bushido la !!  Le mec avec des cicatrices et tatouages;  qui a fait de la taule, soupçonné de trafic de drogues et d'être à al tête d'un réseau de prostitution. Un mec surveillé par la police et dont la moitié du fric sert à arroser des gars plus pourris que lui pour tenir son nom éloigné des démêlés judiciaires. Un criminel ! Même si Bill n'en croit rien...
 
 

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L'Arbre de vie: chapitre 4 11/08/2011

le 10/11/2011: Je suis très déçue de n'avoir AUCUN com sur cette mini fic. Réellement

POV BILL
 

 
Il y avait eu les préparatifs de mariage et leurs attitudes opposées. L'un stressé, l'autre à la limite de la nonchalance. Et n'allez pas croire au plus évident.
Il y avait eu les tensions, les disputes, les menaces
Il y avait eu les doutes et les plaisanteries douteuses : Bill envisageant d'aller jusqu'au bout du processus. Après tout, il était homo, aimait les hommes, un homme et s'était toujours senti femme. Pourquoi ne pas mettre son corps en accord avec sa pensée
Il y avait eu la colère de Tom, la gifle de Tom. Et un choc pour Bill.
Il y avait eu la cérémonie elle-même : lui devant l'autel, Anis l'homme de sa vie
Du regard il avait cherché Tom, l'autre homme de sa vie.
Il ne l'avait pas trouvé et il y avait eu des instants de panique : Tom lui en voulait-il toujours ??
Il y avait eu du soulagement, des émotions, des sourires et des larmes en ce jour ensoleillé où j'étais devenu l'unique d'Anis.
 
Puis il y avait eu l'éloignement. L'absence. Des jours, des mois sans nouvelles.
Il y avait eu ces lettres. Toutes ces lettres  envoyées, écrites à divers moments : joie, dépression, incompréhension, trahison.
Il ne comprenait pas ; Il ne comprenait pas que son jumeau, son autre moitié
Il y avait eu cette période de dépression, des centaines et des centaines de jours gris car ils avaient tous la même saveur.
 

Et finalement, un jour ensoleillé, la nouvelle est arrivée  dans ma boîte aux lettres - mais ce n'est pas la lettre que je désirais. Elle était d'Alma Tea et en la lisant, je n'ai pas pu  m'arrêter de pleurer toutes les larmes de mon corps. Pendant les deux ans de travail dans l'orphelinat, Tom était tombé malade. On lui avait diagnostiqué  une T-cellule prolymphocytique : la plus agressive des leucémies. Il avait refusé tout  traitement, voulant que l'argent serve à aider les enfants  et il était mort juste quelques jours avant notre anniversaire. Je me souviens je lui ai envoyé une carte d'anniversaire juste quelques semaines avant cela et je ne peux pas m'empêcher de me demander s'il l'avait reçue  avant qu'il ne  décéde.
 
Il a fallu  beaucoup de mois, beaucoup de nuits de pleurs et de lamentations, et beaucoup d'appels à ma mère avant que nous ne fassions le choix d'aller  voir l'endroit où Tom avait passé ses mois derniers. Je ne parvenais pas à me représenter ce à quoi pouvait ressembler  un orphelinat, mais quand nous sommes arrivés, j'ai été pris au dépourvu. Dans l'avion, j'avais tenté de me préparer mentalement, d'imaginer. Une grande pièce avec des lits superposés rachitiques remplis des enfants malades qui étaient à deux doigts de la mort et des bonnes âmes comme Tom, tous volontaires, pour les aider du mieux qu'ils pouvaient. Mais ce n'était rien de tout cela.
Anis et Maman avaient apporté deux ou trois jouets aux enfants, qui ont semblé sains comme jamais. Ils ont joué sur la petite cour de récréation du jardin intérieur et ont joué avec leurs jouets. Anis a commencé à jouer le football avec un des garçons, le seul à tenir encore  debout et a donné un coup de pied sur un mur d'en face. Ma maman a parlé avec un des volontaires avant qu'Yvonne Chaka Chaka  ne vienne nous accueillir. Elle était une vieille dame et la fondatrice  de l'orphelinat.

-          Tom a laissé un vide immense ici.  Elle a commencé à parler tandis que  maman et moi me sommes assis à côté d'elle sur les marches du petit jardin intérieur. . Il manque énormément aux enfants
Discussion calme, sereine mais douloureuse
-          Il nous manque à tous. Dis-je.
Maman tient toujours ma main dans la sienne
-          Il était unique et exceptionnel avec un énorme c½ur. Vous savez, quand les enfants refusaient d'aller dormir, il prenait sa guitare et jouait pour eux, leur chantant une berceuse.
Elle se tut un moment.
-          D'ailleurs ils continuent de  me réclamer leurs chansons du soir
Ainsi donc  Tom jouait toujours. Quand l'ais-je entendu jouer pour la dernière fois ? Cela  devait être il y a  plus de deux ans, quand nous étions en tournée  à travers l'Europe. Ma mère avait toujours toutes ses guitares, cachées  et  protégées des criminels.  Rien dans la maison n'avait plus de valeur à ses yeux. Elles lui faisaient penser à Tom disait-elle
 
-          Pourquoi  est-il venu ici ?  demanda ma mère
-          Il a dit qu'il voulait aider. Elle lâcha un soupir avant de reprendre, et il a aidé. Pour ça il a plus qu'aidé même. Il a donné tellement d'argent, tant de temps à cet orphelinat. Tant de lui-même aussi. Si bien qu'un jour, je lui ai dit que s'il donnait encore ne serait-ce qu'un centime, et bien je le bannirai
 
Je tendis  à ma mère un mouchoir en papier. Tom est toujours une douleur jamais endormie en pour elle et  le sera toujours. Après tout qui souhaite vivre plus longtemps que ses  enfants ? Qui veut recevoir un appel en pleine nuit pour s'entendre dire que son enfant est décédé du cancer ?
 
-          Je ne pense pas vraiment qu'il savait dans quoi il s'embarquait lorsqu'il est arrivé ici et a  commencé à travailler. Mais lorsque la  petite Béa est morte pendant une des premières semaines il était ici, il a juste regardé ...  il était perdu, mal, il ne comprenait pas. Comme il n'a pas su que ceci arrivait, que ceci était la réalité ici. Alors il est venu après un mois et a demandé; ' est-ce que ceci est la raison pourquoi personne n'adopte ces enfants ? Parce qu'ils savent qu'ils vont mourir ? ' Et j'ai dit oui, c'est la raison Et c'est là que le déclic s'est produit. Comme si désormais, il savait ce qui lui restait à faire et que c'était bien là qu'il devait et voulait être.
Alors, le miracle Tom s'est mis en route
 
J'écoutais  sa voix rauque laissant  chaque mot pénétrer mon c½ur.
 
-          Pour être honnête,  je n'ai pas pensé qu'il tiendrait plus d'une semaine ici quand il est d'abord venu, mais il l'a fait. Il  s'est accroché et a survécu beaucoup plus que je pensais
 
Ma mère savait toujours que Tom était un battant, un garçon têtu qui  détestait  laisser tomber et laisser les gens dans la panade. Elle était convaincue que c'était cette obstination qui l'avait amené au sommet de sa carrière.
 
-          Vous connaissiez bien Tom ? Demandais-je ; Je devais savoir, j'avais besoin de savoir.
-          Oui, je le connaissais très bien et quand il est tombé malade, je l'ai conduit à l'hôpital militaire pour se faire soigner. Une fois le diagnostic établi et la certitude que  son cancer était curable,  et qu'il pourrait vivre une longue vie, Il a dit non. Il n'a pas voulu de traitement pour cela.
 
La voix d'Yvonne se tait, se tord. Elle revit les émotions et  c'est douloureux

-          Maintes et maintes fois je lui ai demandé : pourquoi ? Il disait juste qu'il avait vécu sa vie, qu'il avait eu tout ce dont on puisse rêver et que dépenser de l'argent et des médicaments sur lui c'était priver de ses chances de survie un enfant
Maman pleure de plus belle et je me sens au bord du gouffre.
 
-          Je l'ai supplié de réfléchir. Qu'il avait une belle et longue vie devant lui, qu'il pourrait avoir des enfants ! Mais il a encore refusé. Les docteurs lui ont donné 6 mois, il s'est battu durant onze longs mois, continuant à aider les enfants sans jamais faillir. Mais à la fin, son corps épuisé a rendu les armes.
 
Cette fois ci je n'ai pas pu empêcher le sanglot douloureux qui s'est échappé de mes lèvres.
 
-          Chaque soir, il embrassait les enfants en leur disant que des parents merveilleux les attendaient pour les accueillir dans leurs maisons : que ce soit dans ce monde ou au paradis. Et ils le croyaient. Ils le croient encore. Ceux sont ses paroles qui leur donnent la force de se battre chaque jour. Il était la lumière de leurs vies
 
Mes yeux pleurent abondamment. Je suis stupéfié par tout son travail, quel grand un impact il avait eu sur chaque enfant ici. Tom était toujours inspirant, une source réelle d'amour et la vie.
 
-          J'ai été étonné quand ces six mois ont passé et qu'il était toujours en vie. Il a travaillé chaque jour ici pendant ses mois derniers, chaque jour il s'est battu pour sa vie. Et nous savions tous que quand nous le voyions aller  se coucher la nuit que ceci pourrait être la dernière fois nous le voyions respirer
Elle se tait et la douleur broye nos c½urs.
-          Un  jour nous ne l'avons pas vu  regarder le lever du soleil, ni à  l'heure du petit-déjeuner. Alors nous avons su avant même de pénétrer dans sa chambre. Il dormait paisiblement. Pour toujours. Il s'en était allé durant  son sommeil."
 
Mon c½ur se brise en mille morceaux. Tom ! Quelles  pensées avaient été  les siennes quand il y a vu sa dernière heure arriver ? Savait-il ? J'avais tant de questions et je sais que l'on n'y  répondra jamais, parce que Tom n'est plus  désormais. Tomi était mort. Loin de moi.. Loin de nous.
 
-          Il était vraiment spécial et je pense que les enfants  ici se rappelleront  de lui très très longtemps. Ils ont même acheté des  graines de café et les ont planté dans un pot à fleurs avec son nom dessus  juste quelques jours après sa mort. Ils le taquinaient toujours pour son addiction au café.
 
Yvonne essuie ses propres larmes salées. La force de Tom l'a touchée.
Il y a un silence entre nous. Ma mère m'étreint, ses larmes  salissent  ma chemise. Il va tous tellement nous manquer

-          J'ai toujours ses effets personnels. Je les ai dans une boîte dans mon bureau. Il n'a jamais eu beaucoup de choses

Elle a disparu, nous laissant seuls. Un raclement discret se fait entendre et mon père, mon beau-père et mon mari entrent dans l'enceinte du petit jardin. Quelques instants plus tard,  Yvonne revient avec une énorme enveloppe en papier kraft brun et un petit carton. Elle l'ouvre et la première chose qu'elle en retire est  tee-shirt et une vieille  paire de chaussures fatiguée, vient ensuite un sac en plastique rempli de vêtements.  Ensuite, elle me tend l'enveloppe. Tremblant je la décachète pour trouver des lettres, des tonnes, des dizaines de lettres qui me sont adressées, mais n'ont jamais été envoyées. Pourquoi ? Je ne sais pas.
-          Ceux-ci sont ses affaires, n'hésitez pas à prendre tout si vous voulez. Je ne peux pas ceci avoir désormais, je ne peux pas autrement je vais ressasser les mauvais souvenirs.
-          Où est-il enterré ?  Je demande soudainement. Je veux me rendre sur sa tombe, voir sa dernière demeure sur cette terre.
-          Il repose dans le fond du jardin, dans la crique qui a vue sur l'océan. Il avait  l'habitude de  se promener tous les matins au bord de la mer en regardant le soleil se lever.
 
J'ai pris la boîte entière avec les effets de Tom, tout sauf la guitare noire avec laquelle il a eu l'habitude de jouer pour les enfants. Je l'ai laissée près de l'arbre à café que les enfants ont planté. Ainsi, ils  se rappelleraient toujours le merveilleux travail de Tom.
 
De retour à l'hôtel, j'ai commencé à lire les lettres  que Tom ne m'a jamais envoyées. J'ai lu tout dedans: sa confusion, des extraits de mes propres lettres écrites sous l'effet de l'énervement et de l'impatience. J'en ai appris plus sur sa vie quotidienne, de la maladie qui avait conquis son système, comment il se sentait, combien je lui manquais et combien il m'aimait vraiment.  Dans sa dernière lettre il écrivait.

Je ne pense pas que tu saches à quel point je t'aime. Mais je devais partir, continuer ma vie, en construire une nouvelle, comme toi tu l'as fait. Reconstruire sur les ruines de cette vie superficielle de rockstars.  J'ai aussi quitté l'Allemagne parce La vraie raison est que je ne pouvais pas supporter l'idée de Bushido et toi  ensemble. Je t'aime et tu méritais mieux, selon moi, qu'un ancien taulard, à tendances violentes, soupçonné de blanchiment d'argent et de trafic d'être humains. Et puis, il a réussi là où d'autres ont tant et tant de fois essayé. Nous séparer ! La brèche était déjà faite, il n'a fait que l'enfoncer davantage jusqu'à la briser. 5 ans avec lui et tu ne m'avais rien dit. Bill, Moi, ton jumeau !!!. Je suis venu dans ce coin perdu et reculé du monde pour oublier l'amertume et t'oublier, mais je n'ai pas réussi. Tu vas me manquer Bill. Comme va me manquer le fait de respirer, voir, entendre, aimer ou même une chose aussi simple que du café. Cette maladie me fait me rendre compte que je manquerai tellement dans ce grand monde, mais chacun meurt tôt ou tard.
Je t'aime pour toujours.
Ps : Et je n'ai été jamais en retard à votre cérémonie de  mariage Je ne pouvais pas juste être debout et observer Bushido te séparer encore un peu plus de moi.
Je t'aime. Ton jumeau Tom.

 
Mon c½ur s'est serré. Sa  détresse, mon frère a réussi à transcender cet état de fait pour devenir un être meilleur et aider. En cela, il avait réellement réussi sa vie. Parce qu'il avait compris, bien avant moi, la véritable signification du verbe «  aimer ».
Pendant cette semaine  au Botswana,  nous avons décidé tant de choses. L'orphelinat a fait un tel impact sur nous. Mes parents ont décidé de créer la fondation Tom Kaulitz afin de récolter des fonds pour venir en aide aux enfants et leur trouver des familles d'accueil aimantes et dévouées. Quant à Anis et moi, nous avons décidé d'adopter un enfant. En réalité, c'est plutôt elle qui m'avait adopté. Un matin que je me promenais sur la plage, retraçant les périples quotidiens de mon jumeau, j'ai fini par atterrir dans la crique verdoyante où repose le corps de mon frère. Et là, sur la pierre, allongée, une petite fille à la peau caramel et aux grands yeux de biche effarés priait, pleurant et chantonnant. Tout à coup, elle a redressé la tête et m'a vue.
 
-          Dada Tomi ?
Le ton de sa voix était aussi incrédule que plein d'espoir. Ses yeux allant de la pierre tombale à moi. Puis elle a répété, les larmes aux yeux.
-          Dada Tomi ? Tu es revenu me chercher comme tu l'avais promis


Je n'ai pas su quoi dire, comment réagir, puis soudain, au fond de moi la certitude s'est imposée. Cette enfant m'avait été envoyée par Tom. Je devais la protéger. Alors je me suis agenouillé près d'elle qui pleurait, lentement, j'ai caressé ses cheveux avant de la prendre dans mes bras.
-          Non, ma chérie. Je suis Bill. Le frère de ton dada Tomi. Mais si tu veux bien de moi. Je serai ton dada Bill.

 Elle a noué ses bras maigres autour de mon cou et nos larmes se sont mêlées. C'est dans cette position qu'Anis et mes parents nous ont découverts.
Trois mois plus tard, nous étions devenus Anis & moi, les heureux parents de  Netty Kaulitz Ferchichi. Nous nous sommes assurés qu'elle ait tous ses papiers en règle et les coordonnées du médecin qui la suivait depuis sa naissance. Malade ou pas, nous allions offrir à cette enfant, ce qu'elle méritait : un foyer stable et heureux et l'insouciance de l'enfance.
Quant à ma mère et Gordon, ils ont également entrepris des démarches pour adopter un petit garçon, Sacha et sa petite s½ur Laura. Ils étaient proches de Tom. Papa lui va revenir au Botswana avec sa nouvelle femme d'ici deux mois environ, ils veulent aussi être famille d'accueil et adopter un de ces enfants qui souffrent.
 
Je crois que c'est cela que Tom voulait me montrer de son vivant, du temps des tournées épuisantes et de son ras le bol de plus en plus évident et qu'il a réussi à nous faire comprendre dans sa mort, par sa mort. Il nous a confié à nous cette mission : faire en sorte que l'orphelinat existe longtemps et que les enfants reçoivent soins et tendresse. Et c'est ce que nous continuons à faire. Deux fois par an, je prends ma fille et mon mari et nous passons un mois entier à vérifier que tout va bien, que personne ne manque de rien.
 
Les parents viennent au minimum 4 fois l'an pour raisons caritatives, mais aussi politiques. Maman est devenue une passionaria de la cause. Même Angelina Jolie en tant qu'ambassadrice de bonne volonté, n'aurait pu faire mieux.  Ce pays nous a soudés. Ces enfants nous ont bouleversés. Par son sacrifice, dans sa mort, Tom nous a sauvés.
Chaque année, lorsque je reviens voir l'arbre à café, je le vois plus grand, plus fort, plus majestueux. Ses feuilles touchent les vitres du  3ème étage protégeant des enfants de la chaleur trop intense, ses branches comme un paravent dans le hall d'entrée. Et je sais, oui, je sais qu'il surveille les enfants et les protège.
 
FIN

Tags : Minifiction - Tom Kaulitz - deathfic - L'Arbre de vie - Billshido - nirvana-angelTH83

Une vidéo Billshido sur AFtermath 14/07/2011

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La vidéo n'est pas de moi ni même l'histoire mais elle est juste magnifique
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Tags : Billshido - tokiohotelfanfiction

In a Darkened Room. Epilogue 01/08/2011


Je m'avance lentement dans ce long tunnel noir au bout duquel brille une douce lueur bleutée. Lumière apaisante qui m'appelle, qui m'attire. Je n'ai même pas l'impression de marcher. Je flotte.
Cette lumière radieuse, si réconfortante et pleine d'amour. J'avance encore vers elle.
Soudain une main s'interpose entre ce havre de paix béni et moi:

- Non Bill. Pas encore. Ton temps n'est pas encore venu
Je m'arrête et sourit une fraction de seconde à l'écoute de cette voix
- Anis  ?
- Bill, n'avances pas davantage. Tu ne peux pas encore y aller
- Mais pourquoi Bu? C'est si beau, si paisible ici. Je veux rester. Je veux rester avec toi
- Tu n'en as pas le droit. Ton heure n'est pas encore venue Bill.
- Ah fis-je déçu

Baigné dans cette douce clarté, me sentant léger et libre, près d'Anis, je n'avais qu'une envie: rester près de lui. Avec lui. Contre lui. Comme nous l'avions toujours été de la seconde même de notre rencontre à aujourd'hui, bien au-delà de la mort. Ni même sa mort, ni même les événements tragiques qui avaient mené à notre séparation n'avaient eu raison de ce lien si fort et particulier entre nous. Ce lien qui était nous. Rempli d'amour, je levais un regard tendre et timide vers lui. Mon Ange, mon double, ma moitié.
- Plus que tu ne le penses Bill. Il en a toujours été ainsi de tous temps
Je souris. Il avait comme à l'accoutumée capter mes pensées.
- De tous temps nous avons été destinés l'un à l'autre dans toutes nos vies et ce de toute éternité. Tu- enfin ton esprit, ton âme, - a toujours été ma femme et la mère de mes enfants. Il n'y a qu'en 1989 que tu es revenu seul et moi je t'ai précédé d'environ 10 ans naissant en  1978.
- Pourquoi donc ?
- Punition pour toutes les mauvaises actions que nous avions faites Bill.

Comme je le regardais interloqué, il me dit de m'approcher. Tout à coup, nous nous retrouvâmes dans une pièce remplie d'écrans TV géant ou défilaient toutes les images de nos vies depuis 1978, puis 1989 Depuis la minute même de nos conceptions.

Toutes les phrases blessantes, nos mauvaises pensées exprimées ou non, nos mensonges, nos " je m'en foutisme" qui avaient blessé autrui, les fois ou je n'ai pas respecté mes parents, les insultes proférées, nos pratiques sexuelles, . Tout ceci était compilé et servait de base de réflexion pour notre jugement futur et certain.

Que l'on croit en Dieu ou pas. Nous serons jugés pour ce que nous avons fait, ce que nous avons été durant notre vie terrestre. Pensais-je.
Anis hocha la tête.

La lumière se fait encore plus intense, et Bu m'invite à regarder ma vie. Je ressens une énergie qui se surmultiplie, un bien-être virant au bonheur sans limite. Et puis cette incroyable sensation. « Voilà que je suis dans une compréhension si grande que je deviens le Tout, que je sais Tout, et que de plus, cela est simple, facile à comprendre. Je suis cette Connaissance. Je veux la garder en mémoire ». Moment merveilleux mais fugace. « Je vois qu'elle me quitte, qu'elle m'est ôtée. Je resterai toujours nostalgique de ce savoir ; j'ai su, et je ne sais plus. Je regardais de tous côtés. Je cherchais le temps. Il n'y avait pas de temps dans cette réalité ; le temps n'existait pas.

- Bill, il faut que tu retournes en bas. Dans le monde terrestre. Elles t'attendent.. Tout le monde a besoin de toi: ton fils, ta mère.
- Oh Anissss
- Regardes

Suivant ses indications, je me penchais pour me voir dans ma chambre d'hôpital. Blanche mais pas comme le paradis. Je vis ma mère en larmes répétant comme une litanie" Pas un lui, pas encore, je vous en prie, Seigneur, ne me le prenez pas " , Océane, Janie & Max serrés l'un contre l'autre les yeux rougis, les mains jointes en une oraison muette. Et Silke, allongée contre mon corps inanimé, sa tête écroulée contre ma poitrine bandée ses bras autour de mon corps.
Je parcourais la salle, regardais indifférent à mon corps aux  infirmières qui s'affairaient autour.
Puis je sentis une vive douleur dans la poitrine.

Paniqué, je lançais un regard affolé à mon ange. Là, j'eus un mouvement de recul. Ce n'était plus Anis  que je voyais mais un être dont seule la voix était celle de Bu
- Qui êtes-vous ?
- Je suis Anis  Enfin.. Je l'étais  dans ma dernière vie.
-Was ????
La douleur dans ma poitrine s'intensifie. Je grimace.Je me sens faible et happé dans le vide.

-Pourquoi tu ne ressembles plus ..à..à  Anis? demandais-je péniblement
- Car sur terre Bill nous empruntons un corps, une apparence, des gênes, une couleur de peau, un endroit ou l'on nait qui n'est pas celle que l'on nous a créée lors de notre création première. C'est ainsi qu'est mon esprit, ce à quoi je ressemble. Toi par exemple tu seras une femme aux yeux verts et aux longs cheveux bruns.

Je le regarde éberlué. Je me sens si faible. Incapable de parler. Cette Lumière d'amour m'entoure toujours mais elle s'éloigne de moi
-Ils t'appellent Bill. Tu dois revenir dans ton corps et poursuivre ta vie. Tu dois vivre et corriger tes fautes. Tu dois me laisser partir Bill.
- Mais Anis  je ..
-Non Bill! Ecoutes-moi. Pour que je m'élève tu dois te défaire de tout ce qui me rattache à cette terre. Je ne suis plus Anis Ferchichi. Je ne suis plus de ce monde terrestre. Alors tu ne dois pas être triste pour moi, ni conserver mes photos. Je ne suis plus. Vois. Tu ne me reconnais plus non ?

Je hochai la tête douloureusement. Les larmes me montaient aux yeux. Il voulait me tuer. IL ALLAIT ME TUER à me demander tout cela.
Il posa une main aérienne sur ma joue que je tentai d'attraper. Mais mes doigts se refermèrent sur le vide.
D'un geste doux et tendre, il me força à lever les yeux vers lui.
Son visage s'illuminait comme irradié de l'intérieur :

-Je suis esprit et non plus matière Bill. Et tant que je n'aurai pas fini de réparer mes fautes, je ne pourrai être consistant. Ecoutes moi attentivement Bill
* Détruis mes photos et convaincs ma mère, mon frère d'en faire autant. Tu sauras trouver les mots pour les toucher. Il le faut pour le repos de mon âme. Tant que je vivrai dans vos c½urs, je serai présent et cela me permettra de me défaire de cette lourdeur terrestre qui m'empêche d'aller vers le haut
* A l'heure de ta mort, ne te fais pas incinérer. Ce n'est pas une pratique divine. Quand tu viens au monde tu viens avec un corps non ? Et bien tu dois repartir avec ton corps entier sans quoi ici tu seras malade et incapable de te débrouiller seul, de te déplacer, d'entretenir la maison qui te sera dévolu.
* Ici ceux qui étaient nos parents sur terre ne le sont plus. Ceux qui étaient nos époux ne le sont plus sauf si tu as trouvé l'homme ou la femme de ta vie. Auquel cas, vous serez ensemble pour l'éternité. Toi & moi avons continué à nous voir même après ma mort car tu as été crée pour moi tout comme je l'ai été pour toi.
* Ne juges pas les autres afin de ne pas être jugé toi-même. Sois indulgent, ouvre ton c½ur, donne de toi pas de ton argent. Donne le pour des actions caritatives mais donne surtout de ta personne. Car tu ne donnes que peu lorsque tu donnes tes biens matériels.

Je le regardais émerveillé. Ce visage si différent mais dont la voix aux intonations graves et chaudes m'apaisait et calmait cette peur irraisonnée qui avait pris possession de moi.

-Je t'aime Anis. Fur immer . Fur immer

Soudain un sanglot déchirant retentit au loin et de nouveau mon c½ur se serra à m'en faire hurler. Je me tordis de douleur.
- Geh Bill. Geh .Il est temps. C'est Max, son c½ur t'appelle, il a besoin de toi. Ils t'appellent tous
-Mais je..

Il posa un doigt sur ma bouche. Juste un effleurement aussi léger qu'une plume, doux et rayonnant comme une caresse.
- Désormais, tu ne me verras plus que dans tes rêves. Je te parlerai pour te dire ce que tu as à faire. Puis quand ton heure sera venue, je viendrai te chercher pour t'emmener mon Amour.
- Non.. Ne. Ne me laisses pas Bu Je t'en prie.
- Il le faut Bill. Je dois expier mes fautes. Tu vois là bas ces enfants?
- Oui
- Ceux sont les miens. Ceux que j'aurais du avoir et auxquels je n'ai pas donné vie. Je dois aussi rendre compte pour cela car je n'ai pas agi comme le grand Livre le demandait : " croissez et multipliez vous! Faites venir à moi les enfants et vous parents, leurs tuteurs sur la Terre, enseignez leur ma parole"
- Oh Anis Je suis...

Un nouveau spasme douloureux me déchira les entrailles. Mon visage se crispa D'un souffle il me repoussa et je me retrouvais projeté en arrière dans une chute longue, lente et vertigineuse. Terrorisé je hurlais son nom les larmes aux yeux. Je me sentais tel Icare ou Adam rejeté du paradis.
Trou noir. Vertige.
Je tombe. Mes paupières se ferment, tandis que je gémis une dernière le prénom de mon amour. Cet être que j'ai chéri de tous temps plus que ma vie


Des baisers papillons tendres sur ma peau.
Ca me chatouille, mais pas autant que les cheveux qui sont sur mon nez.
J'en respire les effluves à plein nez. .
Mélange de roses et d'orchidées... Silke!!
J'émerge doucement du sommeil dans lequel je me trouvais, tentant de remuer.
Puis je perçois des caresses douces sur ma joue tandis qu'une voix câline et joyeuse murmure:
- Réveilles-toi mon Ange. Komm zuruck

Silke.
Je tente de remuer mais une douleur fulgurante dans mes côtes me fait crier.
J'ouvre les yeux
- Max ? demandais-je avec anxiété
-Ton fils est là mon coeur! Bienvenue parmi nous Billy boy. Tu nous a fait peur ! Cela fait trois jours que tu es dans le coma.
Je tourne la tête et aperçois mes enfants. Leurs regards brillants de larmes et d'étoiles.
Au loin dans la pièce, je vois mes parents et ma mère se relève doucement pour prendre ma main. Je la serre fort dans la mienne. Je l'aime tant. Je suis empli de cette sérénité, de cet amour que je veux distribuer au monde.

Une infirmière arrive  et vérifie ma température, me repositionne dans mon lit le plus délicatement du monde. J'ai deux côtes cassées, une minerve et un bras dans le plâtre.
- Que de monde autour de vous. Aux petits soins !!! Vous avez un vrai petit harem Mr Kaulitz plaisante-elle
Je promène mon regard autour me moi, admire ma famille et répond
- C'est moi qui ai de la chance de les avoir. Je le savais, mais maintenant , je le réalise pleinement

ENDE